Burger King va épargner des millions $ US en impôts

La chaîne de restauration rapide Burger King va épargner des centaines de $ en impôts versés aux États-Unis, avec le rachat de la chaîne ontarienne Tim Hortons.

Burger King a annoncé cette acquisition à la fin d’août en formulant l’intention de déménager le siège social de la société combinée au Canada.

La transaction a été fortement critiquée aux États-Unis, puisque Burger King paiera dorénavant ses impôts au Canada, où le taux d’imposition des entreprises est moindre. Le président américain Barack Obama a même qualifié de «mentalité de troupeau» les sociétés qui cherchent à réaliser des transactions pour déménager leur siège social et esquiver ainsi de l’impôt.

Le groupe d’activistes américain Americans for Tax Fairness évalue à environ 117 millions $ US les impôts que l’entreprise pourrait éviter de payer, puisqu’elle n’aura pas à verser l’impôt sur les revenus tirés de profits étrangers.

Pour la même raison, Burger King devrait épargner environ 275 millions $ US entre 2015 et 2018.
Burger King a affirmé dans un communiqué que l’étude était erronée et que ces chiffres ne correspondaient pas à la réalité.

«Cette transaction est motivée par la croissance, et non par les taux de taxation», a indiqué la compagnie.

Tim Hortons et Burger King ont conclu la transaction vendredi. Le titre de la compagnie fusionnée, du nom de Restaurant Brands International, se transigera à compter de lundi à la Bourse de Toronto et à la Bourse sous le symbole QSR.