Burger King, nouveau numéro 3 mondial du fast-food, au cœur d’une polémique fiscale

En achetant la chaîne de cafés et pâtisseries Tim Hortons, le groupe américain deviendra numéro 3 mondial du fast-food, et déménage au Canada.

Burger King pourra avaler Tim Hortons pour 11 milliards de dollars. Les actionnaires de ce dernier, groupe canadien de restauration spécialisé dans les cafés et pâtisseries ont validé ce choix avec 99% des voix ce mercredi. Une semaine plus tôt, le régulateur canadien a approuvé la transaction.

Ce mariage implique de grands changement pour Burger King International qui prévoit de déménager au Canada (il siège actuellement à Miami). La nouvelle entité changera de nom pour s’appeler Restaurant Brands International.

Outre-Atlantique, l’affaire provoque des remous dans le cadre, plus large, d’une polémique sur des pratiques d’optimisation fiscale. L’administration Obama a d’ailleurs souhaité mettre un terme à cette « tax inversion », qui permet à une entreprise américaine de réduire sa note fiscale après une fusion avec une entreprise étrangère située dans un pays où le taux de fiscalité est plus faible.

Polémique sur l’optimisation fiscale
Fin septembre, le Secrétaire au Trésor, Jacob Lew, a promis la mise en place de nouvelle règles pour éviter cela.

« Les transactions d’inversion érodent notre assiette fiscale, déplaçant injustement la charge sur tous les autres contribuables, dont les petites entreprises et les Américains qui travaillent dur », a-t-il alors déclaré.

L’affaire Burger King avait alors marqué les discussion du G20 en Australie. Côté canadien, le ministre des Finances Joe Oliver avait ainsi rétorqué aux détracteurs du projet toute idée d’évasion fiscale dans le cadre de cette union entre Tim Hortons et Burger King. « Cette entreprise paiera ses impôts là où il opère, au Canada, aux Etats-Unis et ailleurs », avait-il affirmé.

18.000 restaurants
Le projet en vue de cette transaction est soutenu par le milliardaire Warren Buffett. Son entreprise Berkshire Hathaway le financera à hauteur de 3 milliards de dollars.